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Déplacements – Service, tarif, attente : les taxis peuvent mieux faire

ON LE DIT râleur, désagréable, peu disponible, introuvable aux heures de pointe… Le taxi parisien correspond-il vraiment au portrait-robot peu flatteur qu’on dresse de lui ? Pas vraiment si l’on en croit l’étude qualité menée par le comité régional du tourisme (CRT) qui sera présentée ce matin en ouverture du 8 e Salon des taxis à la porte de Versailles (réservé aux professionnels). « Les taxis sont des acteurs essentiels du tourisme parisien. C’est souvent le premier contact des visiteurs avec la capitale. On a donc mis en place une grille d’évaluation rigoureuse pour mesurer leur qualité de service », rappelle Henriette Zoughebi, présidente du CRT. Pendant un mois, des enquêteurs de la région ont réalisé (anonymement) pas moins de 300 courses tests pour noter les taxis sur une centaine de critères. Temps d’attente, qualité de l’accueil, connaissance de la capitale, choix des trajets, respect des tarifs… Tout a été passé au crible. Résultat de ce vaste examen : les taxis ont obtenu une note globale de 6,2/10 qui leur permet de décrocher la mention « bien mais peut mieux faire ». Décryptage du bulletin de note. Mention spéciale pour la politesse et le service (9/10). De quoi tordre le cou aux idées reçues. Dans 9 cas sur 10, les clients mystère du CRT ont été salués par un « bonjour – au revoir » bienvenu. La « prise de bagages » a été correctement effectuée et les chauffeurs se sont abstenus de faire des remarques sur la conduite des autres conducteurs. Et le sourire, c’est en prime ? (6/10). Poli… mais ronchon, le taxi parisien. Dans 4 cas sur 10, les inspecteurs ont noté l’absence de sourire du chauffeur. « On n’arrête pas de le dire à nos adhérents, reconnaît Alain Estival, patron de la puissante Fnat (Fédération nationale des artisans taxis). Le sourire fait partie des petites choses qu’on peut facilement améliorer et qui changent beaucoup l’image de la profession. » My taxi is not bilingue (5/10). Pour coller à l’optique touristique de l’examen, 60 des 300 courses tests ont été demandées en anglais… Mauvais point. Près d’un trajet « in english » sur deux a été jugé non satisfaisant, les taxis faisant peu d’efforts pour aider leur clientèle étrangère. Encore trop d’attente (6/10). C’est un autre point noir de l’étude (réalisée à différentes heures de la journée et dans différentes stations). 74 % des enquêteurs ont certes pu obtenir un taxi en moins de 5 min. Mais 20 % des vrais-faux clients ont dû patienter entre 5 et 10 min et 6 % ont attendu plus de 10 min. C’est particulièrement vrai dans les grosses stations touristiques (tour Eiffel par exemple) et les gares (du Nord et de Lyon). La faute à une mauvaise répartition des taxis qui préfèrent rester sur Roissy plutôt que rentrer dans la capitale ? « La faute aussi à un mauvais aménagement des stations », suggère-t-on à la Fnat. Des tarifs élastiques (6/10). Les enquêteurs ont relevé un manque d’information sur les possibilités de paiement. Moins d’un taxi sur dix précise s’il accepte ou pas la carte bleue et ceux qui n’acceptent que le liquide ne le précisent pas. Ils ont par ailleurs noté que le prix d’une même course peut varier du simple au triple selon les cas. Question de conditions de trafic, bien sûr… mais aussi de « sens de l’orientation » du chauffeur.

Benoît Hasse | 27.01.2007

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Paru dans : http://www.leparisien.fr/paris/service-tarif-attente-les-taxis-peuvent-mieux-faire-27-01-2007-2007716920.php

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