Communiqué : Réforme des retraites : jeunes et adultes, ne laissons pas awoerther la mobilisation lycéenne !
Le 8 octobre dernier, Luc Chatel instrumentalisait un accident grave survenu à deux lycéennes mobilisées contre la réforme des retraites pour dénoncer « l’irresponsabilité de tous ceux qui mettent les lycéens en danger en les appelant à participer à des actions qui risquent de dégénérer. » Trois jours plus tard, son camarade Eric Woerth lui emboîtait le pas : « Ceux qui appellent à la mobilisation des jeunes sont totalement irresponsables. »
Comme à leur habitude, les responsables UMP n’hésitent pas à déformer, sans retenue aucune, les événements et à les adapter aux mensonges qui leur servent à justifier la surdité totale dont ils font preuve à l’égard des revendications de nos concitoyen-ne-s massivement mobilisé-e-s.
N’en déplaise au gouvernement, les syndicats lycéens ont, comme les autres syndicats, la préoccupation de ne pas se laisser instrumentaliser et de conserver l’autonomie de leur mouvement. Dénier aux jeunes leur capacité de décider par eux/elles-mêmes est une première preuve de mépris.
Deuxième preuve de mépris : stigmatiser les jeunes mobilisé-e-s en les rendant responsables d’actes violents perpétrés par des perturbateurs étrangers au mouvement qui se donnent pour mission de le dévoyer ; et mettre en avant ces accidents pour justifier des violences policières gratuites.
C’est ainsi qu’avant-hier, à Montreuil (93), des flash-balls ont été utilisés contre des jeunes qui se débattaient avec les gaz lacrymogènes qui leur avaient déjà été jetés. Un jeune de 16 ans a grièvement été blessé au visage et à l’œil par l’un de ces tirs.
C’est ainsi qu’hier des violences policières à caractère raciste ont eu lieu aux Mureaux. L’un des enseignant-e-s du lycée concerné nous a décrit la situation :
« Les policiers ont débarqué en force et, au lieu de calmer les choses, ont pris nos élèves en étaux et ont chargé à 9 reprises en tapant sur tout et tout le monde sans distinction. De nombreuses lycéennes qui étaient sorties de cours à notre demande, ont été sévèrement bousculées et ont reçu des coups de matraques, des balayettes, des coups de pieds… Tout cela sur fond d’injures racistes telles que : « Sale arabe, je vais te défoncer. »
« Des représentants de l’ordre qui s’acharnent sur nos élèves, c’est juste écœurant et complètement inadmissible ! »
Quatre jeunes filles sont hospitalisées.
L’objectif d’une telle violence, d’un tel mépris envers nos jeunes est évident : les pousser à la violence, faire dégénérer leur mouvement de protestation, étouffer toutes les voix discordantes qui gênent tant les responsables politiques au pouvoir, adeptes de la pensée unique.
Leur ritournelle, nous la connaissons bien : les jeunes sont violent-e-s, des délinquant-e-s né-e-s. Dans sa haine anti-jeune, ce gouvernement n’a-t-il pas baissé la majorité pénale à 13 ans ? N’a-t-il pas ouvert l’enceinte des écoles à la police ? Dans son mépris de la jeunesse et de l’avenir de notre pays, n’a-t-il pas dangereusement réduit le nombre d’enseignant-e-s dans les établissements ? N’a-t-il pas privé les enseignant-e-s de formation et les élèves d’enseignant-e-s expérimenté-e-s ?
Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle étape de la mobilisation contre la réforme des retraites. J’espère – sans trop y croire – que le gouvernement saura se montrer aussi mature que les représentant-e-s lycéen-ne-s que j’ai eu-e-s le plaisir de rencontrer, qu’il saura cesser ses provocations, dans les discours, comme dans les actes.
Aux jeunes, je veux dire quelques mots avant de vous rejoindre Place de la République. Certain-e-s d’entre vous le savent déjà, d’autres pas encore. Des perturbateurs étrangers à votre mouvement tenteront de s’infiltrer dans vos groupes. Montrez-vous plus fort-e-s en ne perdant pas de vue le sens de votre mouvement, gardez-le non-violent et digne. Votre engagement citoyen est précieux, faites-en le meilleur usage pour une belle victoire contre la réforme des retraites !
Henriette Zoughebi
Vice-présidente aux politiques éducatives et aux lycées en Ile-de-France
















Quand le président Sarkozy demandait aux écoliers de lire la « lettre « de guy Moquet,ce Jeune de 15 ans avant d’etre fusillé par les Nazis……à 15 ans,on pense,on sait,non???Alors où est la logique dans les propos de sarkozy,je ne le comprends pas,il se mèlent les pinceaux,il n’est pas crédible,il est multiple!Aussi,le guy moquet actuel est dans la Rue désormais et davantage résponsable,avec la mondialisation,les Jeunes ont accés à la planète Entière,alors arretons …..Quand son fils a pri le relais par l’intermédiaire de brice Hortefeux en ce qui concerne la Déchéance de la Nationalité,lui laisser un tel dossier dégeulasse et inhumain entres ses mains,c ‘est incroyable!!ET Irrésponsable de la part du gouvernement!!!