Restauration scolaire : un enjeu d’égalité et d’éducation

J’ai présenté hier au vote de la dernière Commission permanente de la Région l’élargissement de notre réforme de la restauration scolaire à 2 nouveaux départements.

A partir de la rentrée 2016, ce seront donc tous les lycées de l’Essonne et des Hauts-de-Seine, soit près de 90.000 jeunes supplémentaires, qui bénéficieront à leur tour de la tarification unique au quotient familial déjà mise en œuvre en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne, le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne.

Cette tarification sociale – c’est-à-dire prenant en compte les revenus des familles – est l’élément central de la réforme du service public de la restauration scolaire que j’ai portée auprès de la majorité régionale avec le soutien du groupe Front de gauche et qui a été votée en mars 2014.

Notre action sur la tarification est absolument nécessaire – c’est une question de justice sociale – mais elle doit s’accompagner d’une amélioration de la qualité et de la diversité des repas et des menus, de l’accueil et de la convivialité, d’une réduction du temps d’attente et de queue…

La restauration scolaire est bien un sujet majeur pour les lycéennes et lycéens. C’est pourquoi elle doit être reconnue comme tel par l’ensemble des membres de la communauté éducative : aussi bien les personnels de cuisine que les proviseur-e-s, les enseignant-e-s, les parents et bien sûr les services du Conseil régional. Il faut lui donner toute sa place dans la vie du lycée.

L’amélioration durable de la demi-pension ne peut être mise en œuvre qu’avec un engagement collectif des équipes de direction, des agents, des enseignant-e-s, des jeunes eux-mêmes. Beaucoup ont dit qu’ils y étaient prêts. Et c’est la base la plus solide sur laquelle nous pouvons construire une action commune.

C’est tout l’objet de la « charte régionale de qualité de la restauration dans les lycées franciliens » que j’ai fait voter hier lors de cette même Commission permanente.

Son contenu a été travaillé avec les chefs de cuisine mais aussi avec les partenaires régionaux comme le GAB (Groupement des Agriculteurs biologiques) ou le CERVIA (Centre régional de valorisation et d’innovation agricole et alimentaire) et les usager-e-s. Elle a intégré notamment les critiques et les propositions que j’ai entendues de la part des jeunes lors de la consultation que j’ai menée au printemps dernier.

Les lycées qui signeront cette charte s’engageront volontairement sur des critères précis de qualité de la restauration scolaire concernant aussi bien l’accueil et la convivialité, le respect du temps consacré à la pause méridienne, la diversité et la qualité des repas, la communication et les relations avec les usager-e-s, la formation des personnels et leur accompagnement, la lutte contre le gaspillage, l’approvisionnement aussi en favorisant le local, le bio et une meilleure gestion via des groupements d’achat. La région s’engage de son côté à accompagner les lycées volontaires pour les aider à mettre en œuvre la charte.

Cette charte est un outil partagé parce qu’elle a été concertée et qu’elle permet d’associer et de valoriser le travail des chef-fe-s de cuisine et de leurs équipes, qui sont des personnels de la Région. Elle permettra à la fois une évaluation de la restauration scolaire et une incitation forte à l’améliorer.

Je mesure bien tout le chemin qui reste à parcourir. L’amélioration de la restauration scolaire est un chantier important. Nous avons commencé ce travail et je crois sincèrement que le fait de mettre la lumière sur des enjeux qui étaient trop souvent ignorés, ou pas suffisamment considérés, a permis de faire partager très largement la nécessité de poursuivre dans la durée cet engagement et cette ambition.

 

 

 

 

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