Violences conjugales: un défi pour la parentalité

A l’occasion de la Fête de l’Humanité

Samedi 12 septembre à 16h30 – Stand de Neuilly-sur-Marne
(Avenue Fatima Bedar)
Rencontre-débat avec les auteur-e-s Edouard Durand et Ernestine Ronai

Les violences envers les femmes restent la violation des droits humains la plus répandue.
L’impact  sur les enfants des violences des hommes sur les femmes dans le couple est aujourd’hui reconnu.

Cette question des violences faites aux femmes émerge dans le débat politique – c’est-à-dire la vie de la cité, l’action collective – depuis relativement peu d’années: au début des années 1970, au moment où l’on assiste à l’entrée massive des femmes dans le salariat et où les femmes gagnent la maîtrise de leur fécondité. Ces deux phénomènes font que les femmes sont mieux entendues lorsqu’elles révèlent les violences subies.

Un seul chiffre suffit à donner la mesure du problème: en 2014, l’INSEE indique qu’en France, 216000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences graves dans leur couple (violences physiques et/ou sexuelles).

La violence n’est pas un simple conflit dans le couple. Elle se déroule dans un contexte de domination de l’homme sur la femme, elle a lieu dans un contexte inégalitaire où le conjoint violent impose ses décisions, développe une véritable emprise sur la victime.

La prise de conscience que les violences dans le couple ont un impact fort sur le développement de l’enfant qui souffre de cette situation est récente.

Un consensus des experts internationaux, s’appuyant sur de nombreuses études, soulignent l’impact de la violence dans le couple sur l’enfant et sur la parentalité. Sachant que 75 % des passages à l’acte violents ont lieu par rapport à une question concernant l’enfant, la violence est nettement liée à l’exercice de la parentalité. De plus, la violence ne s’arrête pas avec la fin de la relation conjugale. Elle persiste dans le lien qui continue à exister entre victime et auteur : le lien co-parental.

Comment protéger la mère et son enfant ?

L’idée assez répandue qu’un mari violent est un bon père est une construction sociale mise à mal par toutes les études nationales et internationales. La violence dans le couple est dangereuse pour la mère et pour ses enfants, il faut donc mettre en place des dispositifs spécifiques qui permettent de les protéger, éviter de mettre en présence la victime et l’agresseur.

                                                  Violences Conjugales

L’ouvrage collectif « Violences Conjugales: Un Défi Pour La Parentalité » explore cette problématique et propose des dispositifs innovants. Les auteurs détaillent ensuite les mesures innovantes qui permettent de protéger les femmes et par conséquence, le développement affectif de leur enfant, en particulier le Téléphone Grave Danger, l’ordonnance de protection, et la mesure d’accompagnement protégé.

On comprend donc l’importance de ce livre écrit par Karen Sadlier, psychologue clinicienne expérimentée en psychotraumatologie; Ernestine Ronai qui mène avec ténacité une action politique et sur le terrain concernant les violences faites aux femmes ; et Edouard Durand, magistrat qui réfléchit depuis longtemps sur ce que pourrait être la fonction protectrice de la loi à l’égard des enfants.

En espérant vous voir nombreux-ses à l’occasion de cette rencontre !

 

 

 

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