Archives mensuelles : septembre 2015

DGFL 2016 : continuer à donner la priorité aux jeunes!

Jeudi 24 septembre a eu lieu le dernier Conseil régional de cette mandature.

J’ai présenté au vote des élu-e-s régionales et régionaux le dernier projet de Dotation Globale de Fonctionnement des Lycées (DGFL) sous ma responsabilité. Il s’agit du budget annuel attribué par la région aux 469 lycées franciliens pour leur fonctionnement quotidien.

Depuis 2010, comme Vice-présidente, j’ai œuvré pour que cette dotation, essentielle pour les établissements, réponde à leurs besoins et soit à la fois juste et transparente.

C’est dans la poursuite de cette ambition portée pour l’égalité et la réussite de toutes les lycéennes et tous les lycéens d’Ile-de-France que s’ inscrit ce projet de dotation pour l’année 2016.

La présentation de cette dotation a été l’occasion pour moi de dire que beaucoup reste à faire pour les lycées et les lycéen-ne-s et qu’il faut continuer inlassablement à inventer, à innover, à transformer mais que je crois sincèrement que nous avons, pour de vrai, avancé vers plus d’égalité, plus de justice, plus de proximité et plus de démocratie.

Cette Dotation Globale, qui était par ailleurs le dernier rapport de ce dernier Conseil régional, a été adoptée par l’unanimité des élu-e-s régionales et régionaux.

Voici l’intervention que j’ai prononcée :

« Les lycées, ce sont des millions de mètres carrés, des centaines de millions d’euros, des centaines de milliers de jeunes…

Mais avant tout c’est une réalité humaine, tangible, sensible.

En cette rentrée, je suis allée notamment inaugurer le foyer des élèves du lycée Marcel Cachin à Saint Ouen rénové dans le cadre du BPL, visiter le chantier de la demi-pension du Lycée Jacques Brel de La Courneuve, rencontrer les jeunes et les équipes du lycée agricole de Saint germain que nous avons magnifiquement rénové, déjeuner au restaurant scolaire des lycées Langevin Wallon et Louise Michel de Champigny-sur-Marne, inaugurer le nouveau nom du lycée de Dammartin-en-Goële qui s’appelle désormais lycée Charlotte Delbo…

La diversité de nos lycées, de nos territoires, des jeunes et finalement des actions de la région…

A chaque fois, comme depuis 5 ans, j’ai entendu les jeunes, les enseignant-e-s, les équipes de direction et les personnels de la région me dire leur ambition, leur engagement, leurs difficultés aussi.

J’ai entendu leurs attentes mais aussi leur confiance dans l’action régionale.

Je pense notamment aux enseignants du lycée Marcel Cachin qui ont dit tout ce qu’il restait à faire pour donner à leur établissement la dignité qu’il mérite et en même temps combien ils et elles sentent que la région est présente à leur côté, à leur écoute et combien cela leur redonne confiance dans la parole politique et dans l’action publique.

Le fait que depuis 2010 le budget régional d’investissement en faveur des lycées ait augmenté de 20% et celui des politiques éducatives et de soutien à la vie lycéenne de 25% y est pour beaucoup…

Mais il y a aussi la reconnaissance d’une méthode qui construit la confiance par la proximité, le dialogue, la concertation, guidée par une certitude : toute action publique doit se construire avec celles et ceux pour qui elle est faite.

C’est l’enjeu majeur : « réconcilier le terrain des idées et celui de l’action politique » (Anne muxel), c’est-à-dire entendre l’exigence d’une parole et d’une écoute vraies qui se concrétisent par des actes et des changements.

Alors oui : beaucoup reste à faire pour les lycées et les lycéen-ne-s. Mais je crois que nous avons, pour de vrai, avancé vers plus d’égalité, plus de justice, plus de proximité et plus de démocratie.

Je veux donc vous dire ma satisfaction de vous présenter aujourd’hui à nouveau un projet de DGFL qui incarne la poursuite de l’ambition que cette majorité a porté depuis 2010 pour l’égalité et la réussite de toutes les lycéennes et tous les lycéens d’Ile-de-France.

Ce projet de dotation, sur lequel le CIEN du 21 septembre a émis un avis favorable, s’inscrit dans la continuité des choix politiques qui ont marqué notamment la DGFL 2015 : consolider les moyens des lycées, notamment en les soulageant des dépenses d’énergies, les accompagner, dans la proximité et le dialogue, porter une attention particulière aux jeunes des classes populaires.

Sans présenter les détails de cette DGFL, que le rapport qui est soumis à votre vote développe, je veux indiquer quelques points précis qui marquent bien notre ambition.

Tout d’abord l’amplification de la reprise en gestion directe des dépenses d’énergie, dans le cadre de l’application du Plan Climat. La Région depuis 2014 prend en charge progressivement en gestion directe les dépenses de chauffage c’est-à-dire une des dépenses les plus inflationnistes. En 2014, plus de 300 lycées étaient concernés. En 2016, ils seront 427 sur les 469 lycées franciliens. Cela soulage les établissements et permet une nette amélioration des services rendus en termes de fourniture, de maintenance et d’interventions et donc de confort pour les élèves et les équipes éducatives. Ces dépenses ne sont plus incluses dans la DGFL et c’est aussi une satisfaction pour les établissements.

Pour 2016, et dans la suite logique de l’engagement de notre collectivité, ce sont les consommations électriques des lycées qui feront l’objet de cette même reprise en gestion directe. Le Conseil Régional a adhéré au groupement de commandes du

SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication) en vue de l’achat d’électricité nécessaire aux sites relevant de la Région (locaux de l’administration régionale, lycées, bases de loisirs).

Ce recours à un groupement de commande de niveau régional permet à la fois une meilleure gestion des fonds publics mais aussi l’achat d’électricité « verte » par le biais des certificats de garanties d’origines, laquelle constitue une priorité pour la collectivité régionale.

Cette reprise en gestion directe doit être accompagnée d’un travail éducatif dans les établissements pour faire partager les enjeux d’économie d’énergie et développer des pratiques responsables. Le dispositif des lycées éco-responsables est l’outil adapté, qui doit être étendu.

Deuxième élément qui incarne la proximité que nous entretenons avec les lycées et l’attention à leur situation particulière : l’extension à 24 lycées supplémentaires de la dotation « petits lycées » créée l’année dernière ainsi que celle de la dotation éloignement à 4 nouveaux lycées. La dotation « petits lycées » permet d’amortir pour 66 lycées la baisse de leurs effectifs et la baisse inhérente de leur DGFL et donc de stabiliser leur moyens de fonctionnement. 60% de ces petits lycées sont des lycées professionnels accueillant un public défavorisé. La dotation d’éloignement bénéficie à 70 établissements. Elle est destinée à financer les déplacements à but culturel et pédagogique des élèves.

Troisième point : La Dotation solidarité, revalorisée significativement l’année dernière concerne 176 lycées dont la liste a été adoptée dans le cadre du vote de la DGFL 2014 sur une période de 3 ans correspondant d’une part, au cursus d’un-e lycéen-ne et d’autre part, permettant aux établissements de mettre en œuvre et d’installer avec une certaine pérennité des partenariats et des projets culturels, pédagogiques de qualité.

Elle bénéficiera en 2016 à 120 534 élèves soit + 1,1% par rapport à 2015 pour un budget de 5,348 millions d’euros soit une hausse de 8,1% par rapport à 2015.

Enfin nous entrons dans une dynamique nouvelle, au moins jusqu’en 2020, d’augmentation du nombre de lycéen-ne-s qui exige de notre part une attention

vigilante, compte tenu que la DGFL est calculée chaque année sur les effectifs constatés par l’éducation nationale à l’année N-2. C’est pourquoi j’ai voulu qu’il soit spécifié dans le rapport que je vous présente que le Fonds commun de fonctionnement servira à abonder la DGFL des lycées qui connaitrait des augmentations significatives d’élèves.

Je tiens à remercier les services de l’Unité, qui, sous la direction de Catherine Deshors, mènent ce travail quotidien d’écoute et de proximité auprès des lycées franciliens. Cette année ce sont plus de 100 établissements qui ont été reçus en dialogue de gestion pour répondre à leurs besoins au plus près de leur réalité.

Plus largement, cette mandature a donc vu une refonte majeure du mode de calcul de la DGFL avec la définition de critères transparents et justes, la mise en place d’outils permettant une meilleure adaptation aux besoins des établissements ainsi que plus de souplesse et de réactivité.

Je crois que nous arrivons à la fin d’un cycle. Notre politique, notamment, de reprise en gestion directe des dépenses d’énergie qui soulage les lycées de dépenses importantes de viabilisation doit nous inciter à mener une réflexion pour prendre en compte de nouvelles réalités et continuer à adapter nos outils, nos méthodes.

Vous le voyez, le travail est toujours devant nous, notre effort pour les lycées et les lycéenne-s n’est pas fini. Il faut continuer inlassablement à inventer, innover, transformer.

Je veux dire mon souhait, mon désir ardent et surtout l’absolue nécessité que se poursuive cette priorité donnée aux jeunes d’Ile-de-France.

Jeunes d’Ile-de-France, dont j’ai résolument et avec beaucoup de bonheur pris le parti.

Je vous remercie »

Actuéco : le catéchisme néolibéral sous logo ministériel ? [Tribune de François Labroille]

« L’institut de l’entreprise » officie depuis 40 ans comme lobby patronal particulièrement actif pour promouvoir le rôle de l’entreprise dans l’enseignement. Les professeurs de Sciences Economiques et Sociales en connaissent depuis longtemps les prétentions et les pressions pour, au prétexte de la valorisation des entreprises, normaliser leur enseignement. La dernière initiative en date de ce club très remuant vient d’être dévoilée lors des entretiens enseignants-entreprises : le premier numéro d’actueco, journal destiné aux lycéens, associant le logo du Ministère de l’Education Nationale à celui de l’IDE,y a été présenté avec l’objectif « d’éclairer les thématiques des programmes par des faits d’actualité et alimenter le débat en classe ».

En guise de débat contradictoire, la « UNE » donne le ton en s’ouvrant sur le titre « Les Français largement favorables à un assouplissement du marché du travail » et un article en page 3 explique « pourquoi il va bien falloir finir par toucher le SMIC ». Qu’un lobby patronal cible les lycéens de la sorte est déjà en soi problématique, mais que le logo du ministère de l’éducation nationale vienne cautionner une telle propagande néo libérale contrevient aux principes élémentaires de la laïcité. A la suite d’une interpellation de l’APSES, l’association des professeurs de Sciences Economiques et sociales », le ministère semble avoir démenti avoir donné son accord. Dont acte ! Mais le respect du pluralisme et des jeunes dans leur droit à une formation exigeante, ouverte au pluralisme des courants de pensée et au débat d’idées demanderait une attitude bien plus circonspecte de la part du MEN vis à vis de l’IDE. L’APSES vient de demander au MEN de mettre fin à ses divers partenariats avec l’IDE ( sous la forme notamment de formation continue des enseignants et de la nomination de trois hauts responsables de l’IDE en mars dernier au conseil National Education Economie). On ne peut qu’être sensible à cette demande. Les lycéens d’aujourd’hui sont les femmes et les hommes qui vont devoir relever des défis inédits que les crises économiques, écologiques, sociales posent à nos sociétés. Ne réduisons pas leur formation aux dogmes du néo libéralisme.

François Labroille
Professeur de SES
Conseiller régional alternative citoyenne du groupe du Front de Gauche (PCF, GU, AC)

Source : http://www.francois.labroille.fr/index.php/

Violences conjugales: un défi pour la parentalité

A l’occasion de la Fête de l’Humanité

Samedi 12 septembre à 16h30 – Stand de Neuilly-sur-Marne
(Avenue Fatima Bedar)
Rencontre-débat avec les auteur-e-s Edouard Durand et Ernestine Ronai

Les violences envers les femmes restent la violation des droits humains la plus répandue.
L’impact  sur les enfants des violences des hommes sur les femmes dans le couple est aujourd’hui reconnu.

Cette question des violences faites aux femmes émerge dans le débat politique – c’est-à-dire la vie de la cité, l’action collective – depuis relativement peu d’années: au début des années 1970, au moment où l’on assiste à l’entrée massive des femmes dans le salariat et où les femmes gagnent la maîtrise de leur fécondité. Ces deux phénomènes font que les femmes sont mieux entendues lorsqu’elles révèlent les violences subies.

Un seul chiffre suffit à donner la mesure du problème: en 2014, l’INSEE indique qu’en France, 216000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences graves dans leur couple (violences physiques et/ou sexuelles).

La violence n’est pas un simple conflit dans le couple. Elle se déroule dans un contexte de domination de l’homme sur la femme, elle a lieu dans un contexte inégalitaire où le conjoint violent impose ses décisions, développe une véritable emprise sur la victime.

La prise de conscience que les violences dans le couple ont un impact fort sur le développement de l’enfant qui souffre de cette situation est récente.

Un consensus des experts internationaux, s’appuyant sur de nombreuses études, soulignent l’impact de la violence dans le couple sur l’enfant et sur la parentalité. Sachant que 75 % des passages à l’acte violents ont lieu par rapport à une question concernant l’enfant, la violence est nettement liée à l’exercice de la parentalité. De plus, la violence ne s’arrête pas avec la fin de la relation conjugale. Elle persiste dans le lien qui continue à exister entre victime et auteur : le lien co-parental.

Comment protéger la mère et son enfant ?

L’idée assez répandue qu’un mari violent est un bon père est une construction sociale mise à mal par toutes les études nationales et internationales. La violence dans le couple est dangereuse pour la mère et pour ses enfants, il faut donc mettre en place des dispositifs spécifiques qui permettent de les protéger, éviter de mettre en présence la victime et l’agresseur.

                                                  Violences Conjugales

L’ouvrage collectif « Violences Conjugales: Un Défi Pour La Parentalité » explore cette problématique et propose des dispositifs innovants. Les auteurs détaillent ensuite les mesures innovantes qui permettent de protéger les femmes et par conséquence, le développement affectif de leur enfant, en particulier le Téléphone Grave Danger, l’ordonnance de protection, et la mesure d’accompagnement protégé.

On comprend donc l’importance de ce livre écrit par Karen Sadlier, psychologue clinicienne expérimentée en psychotraumatologie; Ernestine Ronai qui mène avec ténacité une action politique et sur le terrain concernant les violences faites aux femmes ; et Edouard Durand, magistrat qui réfléchit depuis longtemps sur ce que pourrait être la fonction protectrice de la loi à l’égard des enfants.

En espérant vous voir nombreux-ses à l’occasion de cette rencontre !

 

 

 

Enfin en Ile-de-France un lycée porte le nom de Charlotte Delbo!

TOTEM2 Totem uniqueJ’ai été très heureuse d’inaugurer aujourd’hui la nouvelle dénomination du beau lycée neuf de Dammartin-en-Goële ouvert à la rentrée 2013. Le nom de Charlotte Delbo a été proposé par le Conseil d’administration du lycée au printemps dernier et validé par un vote de la Région en juillet.

Cette inauguration est un moment important parce nommer un lycée c’est transmettre des valeurs.

J’ai dit aux lycéen-ne-s, aux enseignant-e-s et à l’ensemble de la communauté éducative réunie pour cette inauguration ma grande joie que ce lycée porte le nom de Charlotte Delbo.

CB 2Parce qu’un nom de femme porté par un lycée donne de la visibilité aux femmes dans l’espace public et participe donc à l’égalité entre les femmes et les hommes. D’autant que 72,5% des 469 lycées franciliens portent un nom d’homme et que, comme Vice-Présidente, j’ai souhaité encourager les communautés scolaires à donner le nom d’une femme à leur établissement. Sur les 9 dénominations votées depuis 2010, 6 l’ont été en faveur d’une femme.

Et puis surtout parce que Charlotte Delbo fut une résistante, communiste, déportée avec 229 autres femmes à Auschwitz-Birkenau par le convoi du 24 janvier 1943 ou convoi des 31 000, premier convoi de femmes résistances parti de France. Témoin de la Shoah, grande voix de la littérature, elle porte les valeurs d’engagement, d’humanité, de résistance et d’égalité qui sont aujourd’hui d’une actualité brulante.

Les jeunes grandissent dans un pays, dans un monde où l’antisémitisme, le racisme, le rejet et la haine de l’autre existent encore s’expriment et tuent. Dans un monde où des femmes, des hommes, des enfants fuient toujours les guerres et les persécutions.

CB 1Le rôle des Etats, des institutions, est essentiel mais chacune et chacun a aussi une responsabilité individuelle. Par son silence ou sa complicité mais aussi par son engagement, sa résistance, son action, chacune et chacun d’entre nous pèse, agit et dessine le visage du monde dans lequel nous voulons vivre. Un monde de guerre ou de paix, d’inégalité ou de justice, d’oppression ou de liberté.

J’ai dit la nécessité de faire vivre la vigilance citoyenne dont les jeunes sont les premiers acteurs et les premières actrices et j’ai voulu leur offrir quelques vers d’un poème de Charlotte Delbo intitulé « prières aux vivants pour leur pardonner d’être vivants ». Pour moi, ils disent bien à la fois la responsabilité qui est la nôtre collectivement et individuellement :

« Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
Une danse
Quelque chose qui vous justifie
Qui vous donne le droit
D’être habillés de votre peau de votre poil
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie. »

Restauration scolaire : l’égalité et la réussite au menu!

JB22Je me suis rendue ce matin au lycée Jacques Brel à La Courneuve pour rencontrer les équipes, les élèves et les personnels et visiter le chantier de rénovation de la demi-pension qui a été lancé cet été et qui représente un investissement public de 3,6 millions d’euros.

 

Ce lycée comme tous les lycées de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise applique depuis la rentrée 2014 la tarification unique au quotient familial, c’est-à-dire le même tarif dans tous les lycées d’Ile-de-France avec la prise en compte des revenus des familles dans le prix payé pour le repas avec 10 tranches de 1,5 euro à 4 euros. Cette tarification sociale est l’élément central de la réforme du service public de la restauration scolaire que j’ai portée auprès de la majorité régionale avec le soutien du groupe Front de gauche et qui a été votée en mars 2014.JB14

Au lycée Jacques Brel, grâce à cette tarification sociale, près de 90% des demi-pensionnaires payent le repas moins cher qu’avant sa mise en œuvre.

La nouvelle demi-pension sera ouverte à la rentrée 2016 et permettra de travailler à un autre axe important de cette réforme : l’amélioration de la qualité des repas, de la convivialité, l’éducation à la santé, au goût et à lutte contre le Gaspillage.

La mise en œuvre de la tarification au quotient familial se fait progressivement au rythme de 2 départements par an.

A cette rentrée 2015, c’est au tour des lycées du Val de Marne et de la Seine et Marne d’appliquer cette réforme.

LW3Je me suis donc rendue, après La Courneuve, aux lycées Langevin-Wallon et Louise Michel de Champigny-sur-Marne pour déjeuner avec les personnels et les jeunes au restaurant scolaire. Là aussi plus de 90% des familles sont bénéficiaires avec la nouvelle tarification.

Aujourd’hui, de plus en plus de mairies dirigées par la droite augmentent les tarifs des cantines. La Région Ile de France, a fait un autre choix. Nous avons affirmé le droit pour tous les jeunes de manger au restaurant scolaire quelle que soit leur situation ou celle de leur famille. C’est en enjeu d’égalité et de justice sociale. C’est un choix politique qui se traduit par un investissement public important : plus de 18 millions d’euros cette année pour les lycées des 4 départements concernés ; 36 Millions d’euros par an quand les 8 départements appliqueront la réforme.

La demi-pension qui se trouve au lycée Langevin Wallon est commune aux deux lycées. Elle a été entièrement rénovée en 2013 pour 8,8 millions d’euros et accueille chaque jour plus de 1200 élèves.

J’ai été très heureuse de voir combien les deux proviseures et leurs équipes utilisent ce beau bâtiment et ces équipements modernes pour en faire, avec professionnalisme et dynamisme, l’outil d’une restauration scolaire de grande qualité.

Ce moment joyeux de partage avec le chef LW8de cuisine – que j’ai remercié chaleureusement pour son travail –, les agents, les jeunes des Conseils de la Vie lycéenne, les directions de ces deux lycées a confortée ma conviction que le temps et le lieu du déjeuner, la restauration scolaire sont bien un sujet majeur. Le temps de midi doit être un moment de pause, de coupure, de détente qui joue un rôle important pour les conditions d’études, de réussite des lycéen-ne-s. Il faut lui donner toute sa place dans la vie du lycée.

Je l’ai entendu de la part des jeunes dans la consultation que j’ai menée auprès des lycéen-ne-s au printemps 2015. Elles et ils m’ont dit aussi leur désir d’améliorer la qualité de la restauration scolaire concernant l’accueil et la convivialité, le respect du temps consacré à la pause méridienne, la diversité et la qualité des repas, la communication et les relations avec les lycéen-ne-s.

C’est tout l’objet de la réforme du service public de la restauration scolaire.

Je sais que nous ne pourrons durablement améliorer la demi-pension qu’avec un engagement collectif des équipes de direction, des agents, des enseignant-e-s, des jeunes eux-mêmes.

Aux lycées Langevin Wallon et Louise Michel, cet engagement existe !

Dans ces trois lycées, comme à chacune de mes rencontres avec les lycéen-ne-s  partout en Ile-de-France, j’ai été frappée par leur ambition et je veux saluer l’investissement des équipes éducatives à leur côté, pour développer des projets, accompagner leur réussite.

Je leur ai dit mon engagement pour être à la hauteur de leur ambition et mon bonheur de voir que dans ces lycées de nos villes populaires, les résultats sont au rendez-vous !