Archives mensuelles : août 2015

Les chantiers des lycées franciliens : la vérité !

Lycée Flora Tristan - Noisy-le-Grand (93). Lundi 24 août 2015.
Lycée Flora Tristan – Noisy-le-Grand (93). Lundi 24 août 2015

Dans cette semaine de prérentrée et alors que Valérie Pécresse lançait, avec outrance et démagogie, une campagne mensongère pour faire croire que rien n’est fait et que tout va mal pour les lycées franciliens, j’ai effectué trois visites d’importants chantiers en cours.

A chacune de ces visites, accompagnée des services de la Région, j’ai rencontré et j’ai échangé longuement avec les chefs d’établissement, les architectes, les mandataires, les entreprises du bâtiment, les ouvriers et artisans.

Chacun de ces chantiers a sa particularité, ses contraintes, son ambition aussi. En effet, depuis 2010, je fais en sorte que chaque opération sur les lycées franciliens soit un vrai geste architectural qui naturellement vise d’abord une amélioration des conditions d’accueil et d’enseignement mais qui donne aussi aux bâtiments que nous rénovons une dignité, un caractère, une visibilité dans son environnement. Tout cela participe grandement, en même temps que les politiques éducatives, à l’égalité et à la réussite de tou-te-s les lycéen-ne-s francilien-ne-s !

Je veux saluer le grand professionnalisme des architectes, des entreprises qui mènent ces chantiers. J’ai, à chacune de ces visites, été frappée par la bonne tenue des chantiers et par l’engagement des équipes qui y travaillent, suivies par les services de la Région.

Lycée Lavoisier - Porcheville (78). Mercredi 26 août 2015
Lycée Lavoisier – Porcheville (78). Mercredi 26 août 2015

Je veux aussi rappeler quelques vérités, que Valérie Pécresse aurait tout intérêt à entendre pour mieux comprendre la réalité des lycées franciliens.

La région Ile de France est responsable de 469 lycées, dans lesquels plus de 385 000 jeunes francilien-ne-s vont faire leur rentrée mardi prochain.

En termes de rénovations, d’agrandissements, de restructurations, 112 opérations lourdes sont actuellement en cours, à des stades divers : études de maitrise d’œuvre, sélection d’entreprises, chantiers…

8 opérations sur 10 se déroulent sans incidents, c’est-à-dire qu’elles suivent le calendrier prévisionnel ou connaissent à ce stade un retard estimé de livraison inférieur à 6 mois qui peut donc être rattrapé sur la durée du chantier.

Valérie Pécresse ignore sans doute qu’un chantier de lycée de l’ampleur de ceux que nous menons est toujours une opération lourde et complexe qui s’organise selon plusieurs phases, qui repose sur l’intervention coordonnée de plusieurs corps de métiers et qui connait des contraintes particulières, ne serait-ce que parce que les travaux ont lieu en site occupé, les lycées continuant naturellement à accueillir les jeunes francilien-ne-s.

Lycée Chennevrières-Malézieux - Paris 12ème. Jeudi 27 août 2015.
Lycée Chennevrières-Malézieux – Paris 12ème. Jeudi 27 août 2015.

C’est le cas par exemple du chantier du lycée Chennevrières-Malézieux dans le 12ème arrondissement de Paris qui s’étend sur 3 ans, dans un milieu urbain dense, en centre-ville, et qui relève pour l’architecte et les entreprises de BTP d’une véritable gageure technique.

Valérie Pécresse, pour qui tout va mal et rien n’est fait, oublie aussi que, par ces opérations et l’investissement public qu’elles représentent, la région joue un rôle moteur pour le soutien à l’emploi.

Sur un an en moyenne, les travaux dans les lycées mobilisent 200 entreprises et induisent plus de 7500 emplois.

Ce soutien est particulièrement volontariste à l’égard des PME qui sont le tissu de l’économie réelle francilienne. En faisant le choix dès que cela est possible de découper les opérations par lots et corps de métier, plutôt que de recourir à une entreprise générale, la région incite et favorise les PME franciliennes à candidater aux appels d’offres. Alors oui, les PME sont parfois plus fragiles et parfois, nous devons faire face à la cessation d’activité de l’une d’entre elles, ce qui peut retarder le chantier. Mais j’assume pleinement le choix politique de soutien à l’emploi francilien et aux PME.

Par exemple, le chantier du lycée Flora Tristan à Noisy-le-Grand (93) est assuré par 7 PME franciliennes ; celui de la création de l’internat du lycée Lavoisier de Porcheville (78) mené par une PME francilienne induit une centaine d’emplois par an dont la moitié de main d’œuvre sur le chantier.

Par ailleurs, chaque année des travaux réguliers de maintenance, d’aménagement sont effectués. Par exemple 120 chantiers d’été (période propice aux travaux puisque les élèves et les enseignants sont en vacances) ont été menés dans des lycées pour refaire des peintures, rénover des salles de cours, des sanitaires, moderniser des halls d’entrée, remplacer des portes, des fenêtres, des systèmes de sécurité, des installations de chauffage, de plomberie…

Mais pour Valérie Pécresse en campagne, la réalité ne compte pas : Tout va mal et rien n’est fait.

On ne peut – parait-il – que se répéter ou se contredire. De mon côté, j’ai choisi depuis longtemps la cohérence et la responsabilité. Face à la légère schizophrénie de Valérie Pécresse qui, comme ministre du budget et porte-parole du gouvernement de Nicolas Sarkozy de 2011 à 2012 prônait la rigueur et l’austérité, je répète donc que depuis 2010, je travaille au plus près de la réalité, chantier par chantier, action par action, budget après budget, à ce que la réussite des jeunes Francilien-ne-s soit la priorité de la Région.

A titre d’illustration et pour en finir avec la bataille de chiffres, depuis que je suis Vice-présidente en charge des lycées et des politiques éducatives, le budget régional d’investissement en faveur des lycées a augmenté de 20% et celui des politiques éducatives et de soutien à la vie lycéenne a augmenté de 25%.