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Prenons nos affaires en main : Votons pour « Nos Vies d’abord » !

Dans cette période troublée, lourde de menaces pour la démocratie, pour nos libertés aussi, il est plus que jamais nécessaire de faire vivre le droit à la parole, le dialogue, de porter haut l’exigence de l’égalité, de la justice sociale et de la paix.

Face à la droite qui porte un projet sécuritaire et d’austérité pour notre Région, contre le FN qui prône la haine de l’autre et l’exclusion, les candidats de la Liste « Nos Vies d’abord » menée par Pierre Laurent parlent de nous, de nos vies.

Jeunes, femmes, habitant-e-s des quartiers populaires, nous ne sommes pas un problème mais la solution !

Disons ensemble, bien fort, l’exigence de dignité, de respect et d’autonomie pour tou-te-s les Francilien-ne-s !

L’exigence de l’égalité contre le racisme, le mépris et le paternalisme !

Tous les jours nous développons des réseaux de solidarité, nous créons du commun dans nos quartiers, dans nos lieux de vie, d’études et de travail. Nous aimons notre région pour sa diversité, sa jeunesse, ses quartiers, son ouverture au monde.

Voter dimanche 6 décembre pour « Nos Vies d’abord », c’est mettre toutes ces énergies au service d’un projet d’égalité, d’émancipation humaine, de développement social et de transition écologique.

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Quelques propositions portées par la Liste « Nos Vies d’abord » :

  • La gratuité des transports publics pour les moins de 18 ans
  • La construction de 100 000 logements par an dont la moitié de logements sociaux
  • La mise à disposition de logements pour les mères élevant seules leurs enfants
  • La création d’une carte Jeunes ouvrant l’accès aux droits, à la santé, à la culture, aux loisirs
  • La gratuité du matériel dans les filières professionnelles des lycées
  • Des commandes publiques et des subventions aux entreprises respectant des engagements d’embauche et d’insertion de jeunes des quartiers et d’égalité salariale femmes/hommes

 

La solidarité et l’éducation contre la barbarie et le fanatisme

Les attentats de vendredi nous ont toutes et tous saisi d’effroi et de sidération.

Chacune et chacun mesure bien que cette violence aveugle, inconcevable, touche au cœur même de la vie, celles des victimes, de leurs proches mais aussi au cœur de notre vivre ensemble, à nous toutes et tous , dans la diversité de nos origines, de nos cultures, de nos convictions.

Nous sommes dans le temps du deuil et de la tristesse et je veux dire combien je partage la douleur des familles des victimes et la compassion très spontanée qui s’est exprimée ce weekend à Paris, dans notre Région, en France et dans de très nombreux pays du monde.

Dans les moments tragiques que nous vivons, je suis frappée tout autant par cette belle fraternité exprimée que par l’engagement et la mobilisation exemplaires des forces de l’ordre, des sauveteurs, des pompiers, des médecins et des équipes médicales et sociales. Le service public a montré une fois encore combien il est la grande richesse de notre pays, combien il est toujours en première ligne lorsqu’il s’agit d’aider, de protéger les Français-e-s.

Hier matin les jeunes ont retrouvé leurs lycées, leurs ami-e-s, leurs enseignant-e-s. Je sais que cette matinée a été consacrée à des échanges, en classe, pour donner tout son sens à la minute de silence.

Dès samedi j’ai tenu avec le président Huchon à adresser un courrier à l’ensemble des proviseur-e-s et des équipes éducatives des lycées franciliens pour saluer leur engagement républicain et éducatif et les assurer de notre soutien et de notre vigilance pour répondre à leurs besoins, notamment en terme de sécurité des établissements et des lycéen-ne-s.

Une fois encore les équipes éducatives du service public d’Education nationale étaient elles aussi en première ligne. Ce sont elles qui sont chaque jour aux côtés des jeunes pour les aider à donner du sens au monde, à grandir, à développer pleinement leur intelligence, à exercer leur liberté et leur citoyenneté. Elles ont comme seuls outils la culture, la connaissance, l’intelligence et la pédagogie, l’empathie pour les jeunes.

Je veux leur dire une fois encore toute mon admiration pour leur rôle majeur et les missions capitales qu’elles ont à exercer pour que chaque jour les valeurs fondamentales de la République ne soient pas que de simples mots sur des frontons. Leur dire aussi, comme responsable politique, comme citoyenne, mes remerciements sincères et chaleureux et mon soutien.

Une fois encore, après les attentats de janvier, les professeur-e-s, les personnels de l’Education sont investi-e-s d’un rôle majeur, aujourd’hui pour accompagner les jeunes dans l’expression de l’émotion et de la compassion mais surtout commencer avec elles et eux un long dialogue qui les aidera à comprendre les enjeux et les conséquences de la situation que nous vivons, à penser la complexité du monde et de l’humanité et à lui donner du sens pour avoir prise sur le cours des choses et relever les défis des temps nouveaux.

J’ai en effet la conviction que c’est aussi en faisant toute sa place à la parole, à l’écoute, à la confiance mais aussi à l’engagement des jeunes que nous pourrons construire, avec la culture, l’éducation et un nouveaux rapports aux savoirs, les conditions pour lutter contre la barbarie et le fanatisme.

Les enseignant-e-s ne peuvent pas être seul-e-s face à cette tâche et à ces missions. Il s’agit d’une responsabilité collective, d’une responsabilité de toute la Société.

Elles exigent d’immenses qualités et des connaissances aussi qui aident à structurer une réflexion éducative et démocratique. C’est pourquoi l’Education nationale doit faire une priorité de la question de l’accompagnement et de la formation des enseignant-e-s et des personnels. Mettre des ressources à disposition bien sûr mais surtout développer nettement la qualité, la nature, le contenu de leur formation, initiale et continue, pour leur donner les outils, les clefs, les pistes et le temps de réflexion qui leur permettront de remplir pleinement leurs missions au service de l’éducation et des jeunes.

La lutte pour l’égalité et la justice, la culture et l’éducation participent pleinement de la cohésion et de la sécurité de la nation. Le service public en est l’outil. Il est l’incarnation, au plus près des Français-e-s, de la République. Il est essentiel, dans les temps troublés que nous vivons, que cette richesse et cette force soient plus que jamais soutenues et renforcées.

Le Parti pris des Jeunes

Comme beaucoup le savent déjà, je ne serai pas candidate aux élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.

J’ai pris très tôt dans cette mandature cette décision parce que le renouvellement des générations, des personnes avec la diversité de leurs parcours, est une des conditions essentielles de la vitalité de la démocratie et de la politique.

Je suis heureuse aujourd’hui de tenir cet engagement et de voir avec la liste Front de gauche conduite par Pierre Laurent une nouvelle génération de femmes et d’hommes qui font vivre nos idées et nos combats.

Je fais campagne à leur côté avec toute mon énergie et un grand bonheur.

Elue en 1998,  j’ai exercé pendant 3 mandats, dans la majorité de gauche, de nombreuses responsabilités dont, depuis 2010, celle, très enthousiasmante et riche d’expériences, de Vice-présidente en charge des lycées et des politiques éducatives.

Pendant ces 17 ans, Je crois vraiment que nous avons montré avec les élu-e-s communistes-Front de gauche qu’il est possible au sein d’une majorité et dans les institutions d’agir sur le réel, de peser sur le cours des choses.

Alors bien sûr, beaucoup reste à faire et chaque avancée a été le fruit d’un engagement, d’un grand travail de conviction et de combats politiques. Mais notre enjeu a bien été de mettre au centre des politiques publiques les préoccupations directes des Francilien-ne-s, de faire de la Région une collectivité de proximité qui dialogue avec elles et eux.

Le_parti_pris_des_jeunesC’est cette ambition et cette certitude qui ont guidé mon action comme vice-présidente aux côtés des jeunes d’Ile-de-France. En cette fin de mandat j’ai voulu publier un livre pour faire le récit de cette expérience forte et souvent innovante de démocratie collaborative qui montre qu’il est possible de faire de la politique autrement, en construisant l’action publique avec celles et ceux pour qui elle est faite.

Pendant ces cinq années, avec les jeunes, nous avons avancé ensemble pour plus de démocratie, plus d’égalité et plus de réussite.

Nous avons mené un dialogue ininterrompu pour construire ensemble les politiques régionales qui concernent leur vie de lycéen-ne-s.

Leur belle liberté, leur engagement, leurs attentes, leur énergie et leur force de conviction sont les vrais leviers pour repenser l’éducation et l’Ecole mais aussi plus largement pour redonner du sens à la citoyenneté et à la politique.

Ce que j’ai fait avec les jeunes d’Ile-de-France et la confiance qu’ils et elles m’ont accordée m’engage et je veux aussi avec ce livre – dont ils et elles sont les vrai-e-s héros et héroïnes – faire entendre leurs paroles et leurs exigences pour que la priorité à la jeunesse soit pour de vrai au cœur des élections de décembre et surtout des politiques qui seront menées dans la prochaine mandature.

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Violences conjugales: un défi pour la parentalité

A l’occasion de la Fête de l’Humanité

Samedi 12 septembre à 16h30 – Stand de Neuilly-sur-Marne
(Avenue Fatima Bedar)
Rencontre-débat avec les auteur-e-s Edouard Durand et Ernestine Ronai

Les violences envers les femmes restent la violation des droits humains la plus répandue.
L’impact  sur les enfants des violences des hommes sur les femmes dans le couple est aujourd’hui reconnu.

Cette question des violences faites aux femmes émerge dans le débat politique – c’est-à-dire la vie de la cité, l’action collective – depuis relativement peu d’années: au début des années 1970, au moment où l’on assiste à l’entrée massive des femmes dans le salariat et où les femmes gagnent la maîtrise de leur fécondité. Ces deux phénomènes font que les femmes sont mieux entendues lorsqu’elles révèlent les violences subies.

Un seul chiffre suffit à donner la mesure du problème: en 2014, l’INSEE indique qu’en France, 216000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences graves dans leur couple (violences physiques et/ou sexuelles).

La violence n’est pas un simple conflit dans le couple. Elle se déroule dans un contexte de domination de l’homme sur la femme, elle a lieu dans un contexte inégalitaire où le conjoint violent impose ses décisions, développe une véritable emprise sur la victime.

La prise de conscience que les violences dans le couple ont un impact fort sur le développement de l’enfant qui souffre de cette situation est récente.

Un consensus des experts internationaux, s’appuyant sur de nombreuses études, soulignent l’impact de la violence dans le couple sur l’enfant et sur la parentalité. Sachant que 75 % des passages à l’acte violents ont lieu par rapport à une question concernant l’enfant, la violence est nettement liée à l’exercice de la parentalité. De plus, la violence ne s’arrête pas avec la fin de la relation conjugale. Elle persiste dans le lien qui continue à exister entre victime et auteur : le lien co-parental.

Comment protéger la mère et son enfant ?

L’idée assez répandue qu’un mari violent est un bon père est une construction sociale mise à mal par toutes les études nationales et internationales. La violence dans le couple est dangereuse pour la mère et pour ses enfants, il faut donc mettre en place des dispositifs spécifiques qui permettent de les protéger, éviter de mettre en présence la victime et l’agresseur.

                                                  Violences Conjugales

L’ouvrage collectif « Violences Conjugales: Un Défi Pour La Parentalité » explore cette problématique et propose des dispositifs innovants. Les auteurs détaillent ensuite les mesures innovantes qui permettent de protéger les femmes et par conséquence, le développement affectif de leur enfant, en particulier le Téléphone Grave Danger, l’ordonnance de protection, et la mesure d’accompagnement protégé.

On comprend donc l’importance de ce livre écrit par Karen Sadlier, psychologue clinicienne expérimentée en psychotraumatologie; Ernestine Ronai qui mène avec ténacité une action politique et sur le terrain concernant les violences faites aux femmes ; et Edouard Durand, magistrat qui réfléchit depuis longtemps sur ce que pourrait être la fonction protectrice de la loi à l’égard des enfants.

En espérant vous voir nombreux-ses à l’occasion de cette rencontre !

 

 

 

Enfin en Ile-de-France un lycée porte le nom de Charlotte Delbo!

TOTEM2 Totem uniqueJ’ai été très heureuse d’inaugurer aujourd’hui la nouvelle dénomination du beau lycée neuf de Dammartin-en-Goële ouvert à la rentrée 2013. Le nom de Charlotte Delbo a été proposé par le Conseil d’administration du lycée au printemps dernier et validé par un vote de la Région en juillet.

Cette inauguration est un moment important parce nommer un lycée c’est transmettre des valeurs.

J’ai dit aux lycéen-ne-s, aux enseignant-e-s et à l’ensemble de la communauté éducative réunie pour cette inauguration ma grande joie que ce lycée porte le nom de Charlotte Delbo.

CB 2Parce qu’un nom de femme porté par un lycée donne de la visibilité aux femmes dans l’espace public et participe donc à l’égalité entre les femmes et les hommes. D’autant que 72,5% des 469 lycées franciliens portent un nom d’homme et que, comme Vice-Présidente, j’ai souhaité encourager les communautés scolaires à donner le nom d’une femme à leur établissement. Sur les 9 dénominations votées depuis 2010, 6 l’ont été en faveur d’une femme.

Et puis surtout parce que Charlotte Delbo fut une résistante, communiste, déportée avec 229 autres femmes à Auschwitz-Birkenau par le convoi du 24 janvier 1943 ou convoi des 31 000, premier convoi de femmes résistances parti de France. Témoin de la Shoah, grande voix de la littérature, elle porte les valeurs d’engagement, d’humanité, de résistance et d’égalité qui sont aujourd’hui d’une actualité brulante.

Les jeunes grandissent dans un pays, dans un monde où l’antisémitisme, le racisme, le rejet et la haine de l’autre existent encore s’expriment et tuent. Dans un monde où des femmes, des hommes, des enfants fuient toujours les guerres et les persécutions.

CB 1Le rôle des Etats, des institutions, est essentiel mais chacune et chacun a aussi une responsabilité individuelle. Par son silence ou sa complicité mais aussi par son engagement, sa résistance, son action, chacune et chacun d’entre nous pèse, agit et dessine le visage du monde dans lequel nous voulons vivre. Un monde de guerre ou de paix, d’inégalité ou de justice, d’oppression ou de liberté.

J’ai dit la nécessité de faire vivre la vigilance citoyenne dont les jeunes sont les premiers acteurs et les premières actrices et j’ai voulu leur offrir quelques vers d’un poème de Charlotte Delbo intitulé « prières aux vivants pour leur pardonner d’être vivants ». Pour moi, ils disent bien à la fois la responsabilité qui est la nôtre collectivement et individuellement :

« Je vous en supplie
Faites quelque chose
Apprenez un pas
Une danse
Quelque chose qui vous justifie
Qui vous donne le droit
D’être habillés de votre peau de votre poil
Apprenez à marcher et à rire
Parce que ce serait trop bête
A la fin
Que tant soient morts
Et que vous viviez
Sans rien faire de votre vie. »